La femme multitâche c'est elle! Priya Silotia est une touche-à-tout, avant tout une maman et une amoureuse de la vie, elle croque la vie à pleine dent.

Priya est une créatrice de bougies et de bijoux, elle est aussi organisatrice d'événements, formatrice, coach en image et lectrice pour une édition de livres. Elle définit à elle seule une philosophie de la vie à travers sa spiritualité et la gratitude qui anime son quotidien. Son truc à elle, mettre des paillettes dans nos vies.

Indiya : Hello Priya, comment vas-tu aujourd’hui?

Priya : Je vais super bien (rires), et toi?
Indiya : Au top, on va toujours bien chez Indiya.

I : Peux-tu te présenter à nos lectrices ?
P : Oui alors je m'appelle Priya, j'ai 40 ans, je suis maman de 3 enfants. Je suis la fondatrice de la marque Haynoa Paris dédiée au bien-être, à la relaxation, et à la méditation.
Je suis née en France, et j'ai grandi à l'Île Maurice. Mes deux parents sont mauriciens d'origine indienne, je suis indo-mauricienne. J'ai grandi dans un environnement très riche en culture et tradition, très chaleureux, très vivant, très festifs, je porte cette culture en moi.
Je suis très fière de mes origines, on peut dire que je suis un vrai melting-pot de ma double culture mauricienne et indienne. Du coup, on voit en général quand on me connaît personnel: sur le côté mauricien on me connaît dans les aspects artistiques comme la danse par exemple (afro-créole), et le côté plus traditionnel je le tire de ma culture indienne. Je suis une femme de famille, dévouée à mes enfants, et je pense que c'est une richesse avant tout.
Je parle le hindi, le créole mauricien, le réunionnais, je parle couramment l'anglais aussi, et j'ai des facilités à comprendre différentes langues telles que l'espagnol, l'italien, etc. Je suis une passionnée de la vie, j'aime tout (rires)! De là à dire que j'ai du talent, je ne sais pas! Enfin je pense pas! Mais je suis une touche-à-tout, je suis une grande curieuse et j'aime la vie!!

I : Quelle est ta philosophie de vie?
P : C'est surtout accepter la vie comme elle est, la prendre vraiment avec sagesse surtout de manière positive quelque soient tes chutes. Peu importe les échecs, faut savoir se dépasser voire à se surpasser chaque jour, chaque moment. Ma mission de la vie, c'est vraiment apporter du soleil, de la joie, du réconfort aux autres.

I : Quel est ton rapport à ta culture?
P : Il est vraiment très ancré, même si je suis née ici mais avoir grandi à l'Île Maurice, pour moi c'est très important : je vis, je me nourris, je danse, je chante, je lis au quotidien mes cultures.
Et j'ai réussi à transmettre ça à mes enfants. Quand je parle de ma culture indienne, c'est plutôt le côté "hindou" la religion, les traditions, les rituels, le sens de la famille etc. Comme dans l'hindouisme, j'ai cette conviction que nous avons chacun et chacune une mission sur notre Terre, et qu'il faut accepter la vie comme elle est, comme elle vient, même si nous passons tous par des moments très difficiles.

I : Peux-tu nous présenter ta marque Haynoa?
P : C'est un mélange entre les prénoms de mes enfants. à chaque grossesse j'ai éclos un peu comme une fleur, je me suis retrouvée vers des directions artistiques différentes à chaque fois. Ce sont eux qui m'apportent cette force. Chaque fois qu'il m'arrive de me dire qu'une chose ou une situation ne serait pas possible, je les regarde... et je me dis que si en fait, je peux y arriver.
Chez Haynoa, je crée des bougies parfumées aromathérapie en y associant la lithothérapie avec des pierres et des cristaux. J'ai cette possibilité de ressentir les énergies des autres personnes, lorsque mes clients me contactent, je prends le temps de discuter avec eux afin de pouvoir personnaliser les bougies. Mes bijoux sont pleins d'énergies, toutes mes créations n'ont rien de commercial, je vois ça un peu comme "un don de soi".
Je suis très sensible à ce bagage culturel que l'on m'a transmis. Lorsque je propose mes produits j'ai l'impression de donner une création à l'autre de ma culture indienne. 
J'utilise mes traditions indiennes en matière de créations, c'est un genre de savoir-faire.

I : Qui t’a transmis toute cette culture?

P : Je pense que c'est toute l'éducation que j'ai reçu depuis que je suis enfant à travers mes parents, mes grands-parents. J'ai été baigné dedans ces deux cultures, en majorité indienne dans ma famille. Ma famille est très religieuse, l'hindouisme a toujours été présent, et il faut dire que je puisse ma philosophie de la vie dans cette religion tellement apaisante. Et de toute cette magie que j’ai acquise, j’en ai fait mon métier.

Et surtout après le décès de mon père, je l’ai accompagné jusqu'à sa mort, depuis ce moment-là je ne voulais plus qu'aucune personne ne souffre. Mon père a souffert de beaucoup d’émotions, qu’il a gardées pour lui. J’avais plus envie de laisser partir quelqu’un sans comprendre ce qui lui arrive, j’ai l’impression que c’est ma mission sur terre : aider les autres.

Si je peux contribuer à une vie meilleure, bien sûre que je le fais et avec le plaisir. Je n’ai pas d’attente, sans retour. Je suis faite pour aider mais en toute bienveillance. Mais pour pouvoir y arriver, il faut que la personne en face veuille qu’on l’aide, sans cette ouverture, rien n’est possible. 

I : Tu es une femme à plusieurs facettes : créatrice avec ta marque inspirée de culture, tu es aussi formatrice en image, tu aides les personnes à gérer leurs émotions, et tu es lectrice pour une maison d’édition qui propose des livres pour mieux vivre. Tout tourne autour l’art de vivre et du bien-être, comment en es-tu arrivée à là?

P : Quand j’ai quitté la France pour aller vivre à l’ile Maurice, j’avais environ 6 ans. Un jour je suis allée en classe et tout le monde était habillé avec des tenues indiennes, c’était magnifique!!! J'étais émerveillée avec mes yeux d'enfants!! Je n'avais jamais vu ça en France! Ils se préparaient pour un spectacle, et moi à l’époque j'étais très pudique. Je me souviens encore aujourd'hui, j’ai dit à mon père ce jour que je voulais faire partie de ce groupe de danse, ce fût un peu comme une révélation. Et du coup, on peut dire que la culture en moi commencer à ce moment-là, mon esprit s'est retrouvé. 

Tu sais à l’ile Maurice on est très marqué par la danse, la musique etc, et là- bas c’est très Bollywood. Tout le monde regarde des films Bollywood, des séries, écoute de la musique, danse Bollywood bref. Et puis à l’Île Maurice, quand tu as des ancêtres qui sont indiens, tu dois suivre ta culture point final (rires), c’est quasi imposé. Mon grand-père est issu de la caste des brahmanes, on parle de lui étant un Pandit. C’est une personne qui a été baigné dans la culture indienne, à travers les textes sacrés, les mélodies, la religion et surtout une philosophie de vie. On peut dire qu’être pandit est un titre honorifique. Et clairement transmettre sa culture à ces enfants et ces petits-enfants, c’était sa mission. On ne peut trop y échapper (rires). Un exemple, mes parents voulaient me donner le prénom « Vanita » à ma naissance, mon grand-père était absolument contre!!! Il m’a donné le prénom « Priya » qui veut dire bien-aimée en hindi.

Cet art de vivre vient de ma famille, de l’ile Maurice, des cours de danse, de l’école que j'ai fréquentée, etc. Quant au côté de ma mère, c’était des grands fêtards, des danseurs dans l’âme : de danse traditionnels certes, mais aussi de la danse créole (le sega). 

On peut dire qu’aujourd’hui j’ai 3 cultures : Indienne, Mauricienne, et Française. 

Beaucoup de personnes ne comprennent pas trop ce mélange, pour eux c’est soit tu es Mauricienne, ou soit Indienne ou soit Française bref, pour moi c’est indissociable. La gastronomie mauricienne est la même que la gastronomie indienne par exemple, tu vois tout est lié. (Rires)

Mais trouver son identité tout ça, c’est difficile. Pendant des années, je me suis camouflée dans une carapace de Latina (rires), je suis ni noire, ni blanche, ni maghrébine, ni asiatique…. bref en France, je trouve que ça manque d’éducation, les gens mélangent tout : le Sri Lanka, le Bangladesh, l’Indonésie, l’Ile Maurice, la Reunion…. !!

Je suis née plus claire de peau que tous les autres membres de ma famille, j’avais les cheveux ondulés presque bouclés, j'étais déjà "différente" depuis petite. Mais tu vois je crois, j’ai puisé ma force dans cette différence, quand jetait petite, plus on me disait que j’étais différente plus j’aimais ça, et plus ça m’amusait. 

Le bien-être des autres, je l’ai découvert quand je passais beaucoup de temps avec mes grand-parents, je m’occupais d’eux, je leurs préparais des plats. Au fond de moi, je sais que je suis née avec ça. Depuis enfant, j’ai toujours aimé conseillé les personnes autour de moi. Mon père voulait que je devienne médecin (rires)

Alors ma vie a été presque tracé, j’ai suivi étape par étape sans vraiment me poser de questions le chemin, et toutes les opportunités qui se sont ouvertes à moi on était dans ces domaines-là.  


I : À quoi ressemble une journée avec toi?

P : Déjà je fais partie des personnes qui se couchent tard et qui se lèvent tard. J’ai la chance d’avoir un compagnon qui s’occupe des enfants le matin, pour le réveil jusqu’à l’école. Et puis quand je me lève je suis au taquet, tout est fait le matin (la lessive, vaisselle, rangements, ménage, repas etc etc). Je bois mon citron gingembre au réveil, et pour le petit déjeuner j'adore le lait d’amande, mes céréales, et mes fruits.
Ma journée est très spontanée, mon rendez-vous professionnels sont calés à l'avance mais quant aux restes c'est très aléatoire : je peux faire mes créations, bougies, bracelets etc, je peux faire une séance photo, découvrir un nouveau resto, aller voir une personne qui a besoin de moi de mon aide, je peux avoir un rdv de relooking, je peux voir quelqu’un qui a besoin d’aide pour organiser un événement, ou je peux même partir quelques jours pour donner une formation, comme là dans 3 jours je m’en vais à Courchevel pour Dior. En fait je suis une touche-à-tout.
Mes journées ne sont pas trop planifiées. J’ai une espèce de parabole sur la tête (rires) qui permet de prendre toutes opportunités qui arrivent au jour le jour. Ma motivation au quotidien c’est mes enfants, je suis prête à faire plein de boulots, d'accepter et de réaliser de nouveaux projets pour eux.


J’ai gardé cette innocence, quand je te parle d’"innocence" c’est avoir gardé mon âme d’enfant, un tout m’amuse, je prends beaucoup les choses avec de la légèreté et je suis toujours émerveillée par ce qui m’arrive. 

I : Alors dis nous comment garder notre âme d’enfant en grandissant?

P : Écouter son coeur. Ton coeur te donne les bonnes intuitions, donc ta petite voix au fond de toi il faut lui laisser faire sa place.

Par exemple tu dois faire un choix, tu as un choix A et un choix B, peu importe le choix que tu feras parce qu’en vrai il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse. C’est juste qu’il t’arrivera des choses différentes dans les deux cas, mais tu arriveras à ta finalité!

Personnellement je pense que le mental est égal à l’ego, je n’ai pas ça en moi, je suis connectée à mon coeur et c’est ça la passion. 


Et il y a une chose que je voulais partager avec toi et qui me fait palpiter (rires), j’essaye de considérer toutes les personnes égales à moi-même. Lorsque je rencontre une personne, je me dis qu’elle n’est ni inférieure ni supérieur. Je laisse souvent un mot doux quand je croise une personne, et quand je me dis que je suis peut-être "sa douceur" du jour, c’est trop magique! Je rends les gens heureux, mais même moi je me sens épanouie. Ça m’émeut!

I : Tu aides les personnes à gérer leurs émotions, peux-tu nous en dire plus et ce qu'est l'art thérapie?

P : L’art thérapie c’est évacuer avec le coté créatif, des ateliers. Je crée des ateliers d'art-thérapie pour stimuler votre créativité, à votre rythme, et trouver vos solutions.

C’est par exemple faire un atelier de bougie, où ensemble l’on va crée des bougies personnalisées avec la lithothérapie, et les huiles essentielles; ça peut être aussi réalisé des tisanes avec des plantes, c’est un moment où les personnes peuvent évacuer leurs stress, leurs mal-êtres avec de l’art en se servant de leurs mains et du corps. 

Après; aider les personnes en général, il faut une grande capacité d’écoute. Donc on isole un peu nos pensées, et on essaye au maximum de plonger dans la vie de la personne en face afin de solutionner ses soucis ensemble, de les trier, de les ranger, et de vider la tête. On essaye de redonner un sens à sa vie, de lui redonner une place dans le monde en fait, et ensuite on essaye de travailler avec des techniques de méditations, de relaxations, et si jamais ce coté de lui convient pas, on va trouver d’autres alternatives qui lui correspond mieux. Le but n’étant pas de transmettre mon monde, mais qu’il trouve son monde à lui, et moi juste je l’accompagne un peu comme un coach de vie.

I : Comment fais-tu pour être toujours de bonne humeur?

P : Par la musique et le chant. Je passe ma vie à chanter alors que pour moi, je ne suis pas du tout une chanteuse. Ma fille me dit toujours que je suis une chanteuse hors pair alors qu’elle a un père qui est un vrai chanteur, et ma fille aussi du coup avec une vraie voix soul. Pour le fun, on a fait un test de voix, et il se trouve que ma fille et moi avons le plus de points communs, c’est fou!
Des fois je danse le métro (rires). Quand je suis triste je me mets un casque et je danse, c’est mon échappatoire.
Je ne pense pas que la saison puisse affecter quelqu’un, enfin si! On peut être allergique au froid comme moi (rires), mais tout vient de l’esprit. C’est toi qui donnes le sens à ta vie. Tu vois dehors il fait moche, il pleut et pourtant on est là toutes les deux, on passe un super moment, dans un endroit canon, enfin que demander de mieux. Je me suis faite plaisir aujourd’hui, j’ai sorti mes belles bottes que j'adore, je me sens sexy, et ça me rend heureux!
Et puis je pense que ce sont les gens qui me rend vraiment heureuse, rencontrer de nouvelles personnes, j’aime rassembler les gens, et les mettre en connexion. Je suis dans l’échange humain, et ça c’est trop cool pour moi!

I : T’arrives t-il d’être de mauvaise humeur du coup?

P : Je ne suis pas de mauvaise humeur maiiiiss je peux être triste quand on me fait du mal. Après j’ai remarqué que pendant mes périodes de menstruations, je peux être ko et donc irritable mais rien de méchant (les yeux en l'air). Et puis ça m’arrive de temps en temps, d’être de mauvaise humeur avec les enfants à la maison quand c’est le bordel, donc je vais râler. J'aime que tout soit bien à sa place, et j'ai tendance à être autoritaire dans le sens où j'aime donner un rôle à tout le monde (rires), c'est assez drôle à la maison parfois!

Mais franchement de toi à moi, c’est très rare que je le sois, je me réveille de bonne humeur toujours. Je sais même pas pourquoi on devrait être de mauvaise humeur, la vie continue, on prends les hauts et les bas avec le sourire et la plupart du ça passe...


I : Ce qui t’inspires au quotidien?

P : Je crois bien que c’est ma mère alors que l’on n'est pas forcément très proche, mais c’est celle qui m’a appris à travailler dur comme un bonhomme et à être modeste. Elle est très débrouillarde, c’est celle qui bossait le plus pour nous à la maison, elle a commencé en tant que femme de ménage, aujourd’hui elle aide les personnes âgées, elle gagne très bien sa vie, et se débrouille. C’est une belle évolution je trouve! Je ne peux qu'être inspirée. Ça me donne de la force!

I : Dis nous ce qu’est « être une femme » de nos jours?

P : C’est s’adapter au quotidien des aléas de la vie, être indépendante, forte, être multitâche (pour moi on est les seules à pouvoir le faire), on est toutes des guerrières, on est toutes des entrepreneures dans la vie, on est toutes des leaders!!!


I : Quels sont les valeurs que tu souhaites transmettre à ta fille et tes garçons?

P :  À ma fille, peu importe ce qui lui arrive dans la vie, c’est d’être courageuse. Elle est là pour changer le monde! Qu’elle ne se soucis pas des regards des autres!

À mes garçons, je leur dirais de cultiver leur part d'hyper sensibilité, de ne pas avoir honte de ce qu’ils pensent, parler d’amour, d’être romantique, d’être la personne qu’ils ont envie d’être, le respect de la femme et d’eux-mêmes.


I : Souhaites-tu partager un dernier mot à nos lecteurs et lectrices?

P : J’aimerais dire que nous sommes tous fort(e)s et courageux(ses). Que si les autres le peuvent, vous aussi pour le pouvez, alors foncez !!! 

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