Valoriser l'apparence, travailler l'estime de soi et la confiance en soi, Nadine Balaeaswaran s'en occupe.

En tant que personal shoppeuse, consultante en image et communication, Nadine se charge de mettre en avant votre silhouette, de relooker, de donner des conseils de style, en tenant compte de vos attentes, de votre personnalité, de vos goûts, et aussi de votre budget. Elle saura mettre en avant votre potentiel mode.

Indiya : Bonjour Nadine, comment vas-tu ?
Nadine : Ça va très bien merci !!!

I : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
N : Je m'appelle Nadine, je suis connue sous le nom de la Personal Shoppeuse, j'ai 33 ans. Mes parents sont originaires du nord du Sri Lanka, et je suis née en France. Je vis en mixant mes deux cultures ce qui a inspiré mon métier et ma passion.

I : Pourquoi as-tu eu envie d’exercer ce métier ? 

N : Il y a vraiment beaucoup de choses, ça peut remonter à très loin, voire à mon enfance. J'ai toujours été la seule sri lankaise dans mon école, et j'étais un peu le bouc émissaire. Je me rendais compte que quand je portais de belles robes venues de Dubaï (ma tante qui y habitait à l'époque m'envoyait souvent de belles tenues), les personnes étaient beaucoup plus sympathiques et avaient une autre image de moi. Et je me rendais déjà compte de la force du style dans le regard des autres.
Malgré les remarques sur mon style je n'ai jamais changé mon look et mon style. Donc je ne jugerais pas cette période comme étant difficile car j'en ai montré ma force de caractère. Je passais dessus de ces moqueries.

Tout ça m'a permis de comprendre la manière dont les vêtements, le style, la manière de s'habiller jouent énormément dans nos vies. Il faut savoir rester camper sur ses positions malgré les critiques et les jugements. Je suis passée par des moments difficiles, parce que finalement, le fait d'être critiqué sur sa manière de s'habiller, ça met un coup sur son mental. Mais aujourd'hui ces mêmes personnes regardent ce que je fais et viennent me parler pour me demander des conseils. Ç'a été un long cheminement mais aujourd'hui cela m'a permis d'en faire mon métier.
Et puis je suis passionnée de photos, de l'image, et le conseil en image c'est un tout, ça me correspond parfaitement.

I : Peux-tu nous raconter ton parcours ?
N : Il a été assez atypique on va dire !
Mes parents sont originaires du Sri Lanka et pour eux, ce genre de métier n'existe pas (rires). Même avant ça, rien que de leur dire que je souhaitais devenir entrepreneure sans forcément savoir dans quoi, c'était un sujet délicat. Pourtant je n'étais qu'au collège mais j'avais déjà envie d'être indépendante et de ne pas travailler pour quelqu'un. 
J'ai toujours été curieuse, je m'intéresse à tout ! Mais tu vois le cliché des parents qui souhaitent que leurs enfants deviennent médecins, avocats, etc. C'était ça aussi chez moi. Sachant qu'en plus j'étais bonne élève, forcément ça ne pouvait que bien se passer lol... !!
Sauf que moi, je me voyais pas être en blouse blanche, ou même avoir une vie monotone. Je voulais kiffer ma vie (rires). Et du coup, c'était pas mal de batailles, mes parents sont assez ouverts d'esprits, mais je pense que c'est la peur qui les pousse à se braquer : la peur de l'inconnu, de prendre des risques.
J'ai malgré tout suivi un peu le parcours classique en faisant un BAC S, et il se trouve que mon mal-être s'est vu sur mon état de santé. Il se dégradait petit à petit, tout ce que je ne manifestais pas à mes parents, mon corps me le rendait d'une différente manière. Ma santé a été très instable pendant cette période, c'était beaucoup d'aller-retour à l'hôpital. 
Puis je me suis réorientée vers la section ST2S avec une santé fragile qui m'a fait perdre des années de lycées. 
En sortant de là, je me suis formée en tant que préparatrice en pharmacie où je suis restée quelques années avant que la passion prenne le dessus sur la raison on peut dire.
Mais je t'avoue que tout mon entourage professionnel : mes collègues et patrons ne me voyaient pas là-dedans. C'est-à-dire que par rapport à mon style, mon envie d'aller plus loin etc, ils se disaient "qu'est-ce qu'elle fait là ?" Je leur racontais mes journées off, et c'était à base de photoshoots, de shoppings, de concours...
Pour te dire, j'avais participé à un concours en 2012 du plus grand défilé de mode du monde qui était organisé par les Galeries. Il y avait plus de 200 000 participants, et il devait y avoir 700 finalistes je crois, et j'avais été sélectionnée deux années de suite, c'était génial (rires) ! Pendant ce concours, j'ai fait des rencontres merveilleuses, et je me suis rendu compte que c'était ça que je voulais : il y a des personnes de tous horizons, ils venaient avec leurs créations, il y avait des acteurs, des mannequins, bref... moi ça me faisait rêver !!!
Et mon entourage s'est vite rendu compte que franchement je n'allais pas bien dans ce que je faisais. OK j'aimais le côté humain, donner des conseils en santé, etc. mais c'était bien plus la raison que la passion !
Et... un jour j'ai dit Stop! J'ai vu mes parents, et j'ai dit que j'arrêtais, je devais avoir 25 ans de mémoire... c'est fou comme le temps passe vite ! (rires). 
Donc du coup, je commence à fouiller un peu, mais je t'avoue que je ne connaissais pas l'intitulé de ce métier, est-ce que c'est de la photo ? Est-ce que je bosse dans les grands magasins ? Vendeuse ? Conseillère ? Enfin je ne savais pas trop ! Je cherchais encore !! Et puis je décide un jour, de mettre un peu toutes mes idées sur une feuille, et en fouinant un peu sur le net, je tombe sur "consultante en image".
C'était comme ça que ce métier se nommait, avant que ce métier se fasse connaître à travers nos écrans avec toutes les émissions de relooking, de mode, etc. Je me suis donc dirigée vers ce métier qui englobait un peu toutes mes attentes, j'ai mis des sous de côté, et je me suis payé une formation : un centre qui se trouve en plein centre de Paris. Je t'avoue que ça m'a coûté une certaine somme, mais aujourd'hui j'en suis pleinement contente. Jusque là j'avais perdu tellement d'années, alors pourquoi pas une année de plus dans une filière qui me faisait kiffer. J'avais l'impression de ne pas perdre, j'étais gagnante quoi qu'il arrivait (rires). Je passe les concours d'entrée, je suis prise pour la formation d'une année pour être conseillère en image qui est reconnue par l'État. Et j'ai été diplômé en 2017 !!
Suite à ça, j'ai fait pas mal de projets avec des photographes pros, j'ai bossé dans les grands magasins mais ce n'était pas encore ça... c'était des jobs où j'étais assez limité, je voulais faire plus. Et puis ce sentiment de contrôle je n'en voulais plus, c'était ça aussi que je fuyais. 
En 2019, je ne sais pas... il y a un quelque chose qui se passe, un peu comme si j'avais senti que c'était le bon moment, je me lance à mon compte. Tu vas me dire que c'était pendant le confinement (rires), mais en vrai c'est un métier que tu peux exercer de différentes manières, il a fallu que je m'adapte. Et franchement ce métier m'a permis de dépasser mes limites, et de devoir me renouveler dans les méthodes de travail. 
Ce parcours a été un vrai dépassement de soi.

I : A quoi ça sert concrètement un personal shopper ?
N : Alors, même si je me nomme «Personal Shoppeuse», je suis consultante en image. C'est un vrai parcours que je fais avec mes clients dans la valorisation de leur image, ça peut être même pour une entreprise afin de travailler sur l'image de leur marque. 
Si je prends le cas de mes clients, il faut étudier leurs personnalités avant tout, donc je prends en compte tous les critères : la colorimétrie, la morphopsychologie, la morphologie, leurs quotidiens, leurs besoins, leurs origines, parfois même la religion et la maladie, tout est considéré. 
Je te donne un exemple, si j'ai une femme qui a une morphologie adaptée aux cols V mais qu'elle a des marques de chimio, on va trouver ensemble une alternative. Et puis c'est avant tout un travail de confiance, donc consultante en image, c'est un travail sur la durée. Contrairement au relooking qui est instantané, il faut interpréter quelqu'un. Là pour le coup, j'accompagne vraiment les personnes. 

I : Pour la plupart des personnes, «Personal shoppeuse» est une personne qui fait du shopping pour moi, en connaissant mes goûts, mes critères, mes events, etc.
N : Oui c'est vrai, mais c'est une des prestations parmi tant d'autres. Alors pourquoi je me fais nommer ainsi? C'était avant que je fasse mon école, ce nom parlait à beaucoup de monde, que ce soit des personnes françaises ou étrangères, on comprenait tout de suite dans quoi je bossais. 

Consultante en image c'est très vague finalement. Après quand je raconte aux personnes tout ce que je fais, ils sont contents, parce que c'est bien plus que ce qu'il avait imaginé. 
Les personnes ayant des niveaux de vie élevés, et qui ont des personnals shoppeur.se.s, me disent parfois qu'ils avaient l'impression qu'on leur imposait des tenues qui ne les ressemblent pas. Il y a des choses au quotidien qui me touchent, comme l'honnêteté.

Beaucoup reviennent vers moi en me disant que je suis vraie avec eux, que "quand ça ne va pas, ça ne va pas !!!" Des retours clients positifs, ça vaut tout pour moi. 
Je sais que ce sont des choses qu'on ne voit forcément sur mon compte Instagram (je parle des retours clients), c'est assez superficiel, mais clairement moi je n'y gagne rien, mais je préfère avoir un client satisfait, que le contraire.

I : Qui peut faire appel à tes services ?
N : Alors tout le monde, femmes, hommes, enfants. Ça dépend ce que les personnes veulent faire avec moi, est ce que c'est juste de la colorimétrie ? Parce qu'ils ne savent pas les couleurs qui leur vont. Est-ce que c'est plutôt le style de vêtement, j'ai beaucoup de femmes qui se cherchent aussi après un accouchement, qui savaient s'habiller mais qui ne savaient plus, et c'est aider à se rediriger, refaire prendre confiance en elles.
Ça peut être aussi pour les personnes en insertion professionnelle, celles qui changent de job ou de secteur.
La plupart du temps tout se fait sur le long terme, même s'il s'agit d'une séance de personal shopping, je fais en sorte qu'il y ait un suivi ; je garde toujours dans un coin de ma tête leurs goûts, leurs styles, enfin il y a toujours un rappel. Souvent quand je me balade dans les magasins, je garde toujours en tête mes clientes, je fouille, je fouine pour trouver des éléments qui peuvent potentiellement les intéresser, une photo, je leur envoie et voilà. Je vis presque H24 de mon métier (rires) !

I : Combien coute une session de shopping à tes côtés ?
N : Joker et pas joker (rires) ! Je vais te donner le prix d'une séance shopping d'une demi-journée, ça tourne entre 120 et 200 euros, sachant que je ne prends aucun pourcentage sur les ventes. J'essaye de garder des prix raisonnables, parce que je n'ai pas qu'une clientèle haut placée, mais j'ai les personnes vraiment de tous horizons, et c'est ce que j'aime avant tout. J'ai beaucoup de jeunes aussi qui me suivent, des étudiants, il faut s'adapter aux budgets. Et puis il y a des personnes avec qui tu crées des affinités, des clients qui me suivent depuis le début : il y a toujours quelque chose de ma part, un petit geste, un cadeau, une séance photo why not? Je vois ça plutôt comme un moment de partage. Je suis plus qualité que quantité, on va dire ça comme ça (rires) !

I : Comment se déroule une semaine type ?
N : Alors justement (rires), ce qui est bien avec mon métier c'est que je n'ai pas de semaine type ! Tout dépend des projets dans lesquels je me trouve. Il y a des semaines où je bosse plutôt de chez moi, ça peut être de la prospection, du repérage shopping, ou préparer les accompagnements. Et puis il peut y avoir un entretien en plein milieu de la semaine. Souvent j'essaye de ne pas enchainer deux rendez-vous quand je sais qu'éventuellement le premier rendez-vous peut traîner. Souvent c'est imprévu mais il y a des prolongements de rendez-vous qui commence avec un entretien qui peut finir en séance shopping etc, alors je préfère souvent me concentrer sur une personne à la fois. Et quand il s'agit d'une prestation, je prévois souvent la journée avec la même personne, même quand je rentre chez moi, je garde en mémoire toutes les infos qu'elle a pu me donner pour continuer à travailler et revenir vers elle avec de nouvelles propositions, etc.
Après il peut y avoir d'autres projets plus atypiques, comme un tournage de clip vidéo. Quand tu bosses avec des célébrités, c'est plutôt à toi de t'adapter à leur planning, donc c'est des semaines plus compliquées, les rendez-vous de 10h sont finalement à 15h (rires), toujours préparer en amont, gagner du temps. Je reste flexible en fonction de la clientèle, faut être disponible !!

I : Quel aspect de ton travail préfères-tu ? Aimes-tu le moins ?
N : La partie que je préfère, c'est vraiment d'avoir le libre choix de : quand est-ce je veux travailler, la liberté de temps est un gros plus pour moi. Avoir le choix de travailler avec qui on le souhaite c'est important aussi, il y a des fois où les relations professionnelles ne passent pas forcément, dans ce cas je préfère arrêter.
I : Cela t'est déjà arrivé ?
N : Oui, et j'ai été honnête de dire à la personne qu'il était mieux de ne pas continuer ensemble. Des fois, je peux ne pas correspondre aux attentes d'un client, et donc forcément ça ne colle pas. Bien évidemment, je ne juge personne, chacun est libre. Certains reviennent aussi, parce que ce n'était pas le bon moment pour eux.
Ce que je préfère le moins, c'est quand les boutiques sont fermées, je préfère rencontrer les personnes dans la vraie vie, plutôt que par un appel zoom, c'est mieux (rires) !!
Ah oui !! Ce que je n'aime pas aussi ce sont les annulations quasi au dernier moment. Je m'adapte beaucoup, mais des fois il est très difficile de gérer les annulations qui ont lieu sans raison. Il se peut que ce jour-là, j'avais refusé de voir une autre personne pour celle-ci, ou encore je me retrouve durant une journée à ne pas bosser ce qui n'est pas cool quand on est indépendante.

I : Arrives-tu à être toujours honnête et à dire à une cliente que les vêtements qu’elle essaye ne lui vont pas ?
N : Pour les vêtements justement je suis dans la transparence, car la personne doit se plaire avant tout. Mon métier c'est que la personne s'accepte dans son entièreté, que ce soit à l'intérieur comme à l'extérieur, les jours où ça va et les jours où ça ne va pas. Et souvent quand je dis que ça ne va pas, il y a toujours une explication qui suit derrière : on essaye de comparer différents vêtements, des tests, des conseils, et surtout je les suis. Par exemple, une jeune femme qui cherche une robe pour un événement, je vais la suivre et la conseiller de la coiffure jusqu'aux bijoux qu'elle va porter le jour J. Cela permet aux personnes de les rendre autodidactes, autonomes, sur les choix vestimentaires et d'accessoires. 

I : Prends-tu toujours du plaisir à faire du shopping pour toi ?
N : (Rires) Ouiiiii, j'ai appris à avoir du self-contrôle, parce que franchement quand tu fais du repérage pour des clientes, et que tu tombes sur une pièce qui te fait de l'œil, c'est très difficile de ne pas succomber !! Des fois je craque, des fois non... Je marche beaucoup au coup de cœur, du coup j'aurais tort de te dire que j'en ai pas souvent (rires).

I : Quel est ton meilleur souvenir de travail ? Le pire ? Le plus drôle ?
N : Le meilleur que j'ai eu........alala... j'en ai eu tellement, c'est difficile de t'en choisir une.
C'est quand une formatrice de mon école m'a appelée pour m'occuper de futures personnes qui allaient bosser chez TF1, j'étais vraiment dans les coulisses de la chaîne, c'était cool.
Mais... j'ai des clients qui m'ont touchée, je peux même en pleurer... leurs histoires peuvent être touchantes. Je suis très émotive....(larmes).....(moments de silence)... Tu sais ce sont des personnes qui ne me connaissent pas forcément, mais qui ont cette confiance totale. Ce sont des personnes qui n'ont pas été très considérées on va dire dans la vie, et le fait de leur avoir redonné confiance en elles, ça a changé leur vie !!! Et souvent la plus belle reconnaissance c'est quand elles reviennent me voir pour me dire qu'elles ont trouvé l'amour, ou un nouveau job... enfin peu importe... chaque retour est juste waouuuh !! J'ai juste apporté un petit plus grâce à ma petite personne et ça a fait ça !!! Ça me rend très heureuse, c'est ma plus grande satisfaction.
Quand j'étais dans la santé, c'était différent. Tu aides des milliers de personnes à aller mieux. Là... c'est autre chose, c'est une personne à la fois, tu entres complètement dans son monde, dans sa vie et tu l'aides à ta manière à se relever et repartir de plus belle avec un peu de mode, de confiance, d'allure, et de style...
Le fait de se sentir bien joue beaucoup sur le mental, ça peut même effacer des maladies. J'ai des clientes qui sont passées du tout au tout, et voilà c'est magnifique pour moi !

Le pire ? Ce n'est pas vraiment un pire moment... c'est quand il n'y a pas de remerciements pour le travail fourni, ou encore prétendre que le travail vient d'eux.

Quant à la partie drôle.... je n'ai pas vraiment d'histoires drôles, c'est plutôt une cliente drôle qui a beaucoup d'autodérision! Elle nomme son corps d'atypique, elle sait qu'il y a pas mal de choses qui ne lui vont pas, et quand on fait des essayages, elle part souvent dans des fous rires qui me font tellement rire, elle se dandine, et en fait cette femme a déjà confiance en elle ! Elle me faisait rire à chaque rendez-vous. Et pourtant ce sont des personnes comme elles, qui ne sont pas forcément bien au fond d'elle, et il suffit de quelques éléments pour se révéler totalement.

I : Comment les personnes te contactent ?
N : Via ma page Instagram, ceux qui ont mes contacts en privé, mais pas seulement, je suis aussi ma propre carte de visite, donc ça peut être une rencontre par hasard, je suis quelqu'un d'assez sociable, donc on peut échanger sur une pièce que je porte ou que la personne porte, et de fil en aiguille des fois, elle devient ma cliente.

I : Comment les gens extérieurs considèrent-ils ton métier ?
N : Les gens pensent que ce job se fait en un claquement de doigts, ou encore que je suis pleine aux as (rires) parce que je débourse beaucoup de mes poches quand je réalise des ateliers, des shootings, des rendez-vous, etc. alors que c'est plus un genre d'investissement pour mes clients. Et puis souvent les gens extérieurs voient seulement la partie shopping, mais ne voient pas le côté psychologique, et donc pense que c'est que du fun tout le temps. 
Mon entourage, ils me connaissent assez bien et sont très contents maintenant.
Au sein de ma communauté indienne et sri lankaise, j'ai quelques clientes, et j'aime bien parce qu'on arrive ensemble à réaliser des mélanges de styles, un peu comme les looks que je montre sur ma page Instagram.

I : Est-ce que tu dois être toujours très lookée ?

N : En fait ça fait partie de mon quotidien, je suis toujours lookée, ça fait partie de ma personnalité. Je suis lookée H24 (rires), mon style était déjà présent avant que je me lance dans ce métier comme je t'ai expliqué au début. Et comme je suis ma propre carte de visite, je suis toujours lookée (rires) pour aller faire les courses, me balader, etc. même si je dois m'adapter des fois, les baskets par exemple (rires), je viens de me mettre aux baskets et je m'en suis achetée des dorés de chez Nike! Enfin voilà, rien ne passe au hasard. J'essaye de garder ma signature quoi qu'il arrive.

I : As-tu des icônes fashion qui te servent de référence ?
N : Personnellement non pas vraiment, mais c'est plutôt les autres qui me comparent à Anna Wintour, et c'est comme ça que je me suis intéressée à sa personne. En comparant beaucoup de traits de sa personnalité, je me suis rendu compte qu'on avait pas mal de point commun. Et ça permet de m'en inspirer, de garder une trame, et même de faire grandir mes rêves : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas moi avec mon style, ma double culture, ma signature, etc. 
J'aimerais laisser une vision de la mode différente.

I : Quelles sont tes perspectives d'avenir ?

N : La création j'aimerai bien. Beaucoup de personnes autour de moi m'en parlent, et je me dis que ça pourrait être bien, avoir ma propre ligne de vêtements. Mais j'aimerais plutôt me diriger vers l'unique, du sur-mesure, etc. pas forcément une collection.

I : Quelques conseils pour quelqu'un qui aimerait se lancer ?

N :  Préparer en amont tous ces projets, ces idées, bosser à 200% sur son image. Le style fait tout, pour moi c'est une forme de respect de pouvoir être présentable, et de présenter son style. Ce qui est cool dans mon métier, c'est qu'on a la possibilité de s'adapter à différents styles : classique, rock, chic, etc. Moi ce que je trouve dommage, c'est les personnes qui font un copier-coller de ce qu'elles sont sur leurs clientes, sans s'ouvrir, c'est trop dommage.
Et il faut prospecter les écoles, souvent l'on se fait une idée du métier, et il faut savoir se former, car le métier est bien plus complexe que ça.
Il faut être autodidacte, beaucoup lire, et s'intéresser. Lire aussi les livres des personnes qui vous inspirent, cela permet de créer votre univers et de tracer votre propre chemin.

I : Un dernier mot ?
N : Ne laissez personne vous juger, vous bloquer dans vos rêves. Mettez en place des objectifs, mettez la barre haute sur votre avenir, et restez fixé sur ça! Et peu importe l'âge!!


Retrouvez Nadine sur son Instagram : @personalshoppeuse19_22

Crédit photo : @Al_le_Photographe , @vinoth_jeyasabesan , @urbanstudiosfr

Instagram post

Vos paramètres de cookies actuels empêchent l'affichage de contenu émanant de Instagram post. Cliquez sur “Accepter et afficher le contenu” pour afficher ce contenu et accepter la politique d'utilisation des cookies de Instagram post. Consultez la Politique de confidentialité de Instagram post pour plus d'informations. Vous pouvez retirer votre consentement à tout moment dans vos paramètres des cookies.

Accepter et afficher le contenu