Indiya vous présente cette jeune artiste de talent, la dessinatrice Monica Sivakumar

Elle réalise à coup de pinceaux numériques, des portraits magnifiques à la demande de chacun : portraits d'aprés photo, tableaux, dessins, illustrations et même logos. Rencontre....

Indiya : Hello comment ça va?

Monica : Ça va merci

I : Parles nous de toi !!
M : Alors moi c'est Monica Sivakumar, j'ai 26 ans, je suis d'origine indienne, de Pondicherry. Je suis née en France, en région parisienne, j'ai eu une enfance heureuse.
Je suis l'ainée de ma famille, j'ai une petite soeur et un petit frère. Et je me suis mariée récemment à l'homme de ma vie. Ça se passe super bien, je t'avoue que j'appréhendais beaucoup. La vie après un mariage n'a rien à avoir, mon célibat me manque parfois (rires)... mais franchement c'est cool de vivre avec la personne que tu aimes. J'apprends à le connaître d'une différente manière, on se soutient, on avance, enfin c'est vraiment top...
Concernant ma vie pro, j'ai fait un BTS compta et je me suis dirigée ensuite vers une Licence RH paie et actuellement je suis en train de faire un Master en RH formation. 
Quant à ma culture, je t'avoue que je suis assez proche. J'ai baigné dedans depuis bébé, mes parents ont fait en sorte d'inclure notre culture dans chaque étapes de nos vies, ils nous emmenaient aussi beaucoup en Inde pour que justement on n'oublie pas nos racines, donc je n'ai jamais pu laisser ça de côté. Elle fait partie de moi, comme ma partie française.

I :  Comment as-tu appris à dessiner? 

M : Ça a commencé quand j’étais toute petite, on avait des CDs de musique à la maison, mon père est un grand fan de musique. Il achetait des CDs sans cesse, et moi ce que je faisais : c'est que je retirais les pochette de l'album et je m'amusais à redessiner les pochettes à ma manière mais toujours en m'inspirant de la photo d'origine. Celui dont je me souviens encore c'était le CDs de musique du film Lagaan. Et franchement j'adorais tout dessiner, des objets qui se trouver chez moi. En grandissant, j'ai pris des cours de dessins, et même des cours de poterie. J'adorais tout ce qui était artistique, d'ailleurs les cours d'art plastiques c'était mes préférées.
Et je t'avoue que je ne sais pas trop pourquoi, j'ai mis tout ça de côté pour me concentrer sur mes études. En y repensant aujourd'hui, je sais pas trop pourquoi, c'est bête j'aurais pu continuer. Et j'ai repris le dessin il y a à peine quelques années, 6 ou 7 ans, je ressentais réellement un manque, je ne sais pas comment te l'expliquer. Comme-ci je n'étais pas complète. C'est aussi une période de ma vie où j'ai traversé des moments difficiles et j'avais ce besoin de me retrouver, un besoin de me concentrer sur autre chose. Et je me suis plongée littéralement dans le dessin, je ressentais une liberté, mes pensées et mon esprit étaient ailleurs, et ça me faisant un bien fou.
À force d'y passer du temps, j'ai commencé à fouiller un peu sur Youtube, des vidéos pour apprendre à dessiner des paysages, des visages, et aussi des choses abstraites. À cet époque, j'étais déjà en couple avec l'homme que j'ai épousé (rires), et je lui avais parlé tu sais de manière très légère cet amour que j'avais pour le dessin. À peine je lui en avais parlé, que le lendemain j'avais chez moi toutes les palettes, les pinceaux, les peintures, le matériel... (rires) ! Du coup avec tout ça, je me suis mise à aimer l'aquarelle, la peinture à l'huile, la pastel sèche, etc... et j'ai adoréééé. Mon coup de coeur c'est l'aquarelle, j'adore le rendu que l'on peut faire, que ce soit en terme de dégradé, de légèreté. 
Et un soir parmi tant d'autres, ma soeur me parle de créer une page Instagram autour de ma passion, en me disant qu'il fallait que je partage avec les autres mon savoir. Et je t'avoue qu'au début j'étais pas trop motivée, je dessinais pour moi donc dans ma tête j'avais encore besoin de me perfectionner. Et finalement elle a pris les devants, et à créer la page Instagram pour moi. Aujourd'hui c'est en partie grâce à elle cette évolution, c'est elle qui m'a beaucoup motivé, qui me donne souvent des idées donc un grand merci à elle ! 

I : Comment as-tu découvert le dessin numérique ?
M : Depuis l'année dernière pour te dire la vérité. Mais il faut remonter un petit avant pour comprendre. 
Tu sais comme je te disais, je passe beaucoup de temps sur Youtube pour chercher à me perfectionner sur des techniques, et je découvre une tablette qui permet de dessiner : la Wacom. Et encore une fois c'est mon mari qui me l'avait offerte, ça lui tenait vraiment à coeur ! En gros tu dessines sur une tablette, et c'est projeter sur ton écran. C'est une technique assez difficile, parce qu'il faut apprendre à dissocier ta main et ta vue. Mais c'était ma vrai première expérience avec une tablette. 
Et quelques mois plus tard, un jour par hasard pour je ne sais plus quelle raison, j'entre dans le bureau d'un collègue pour une question, et il était en train de dessiner sur une tablette, un iPad pro, il dessinait comme sur une feuille de papier, avec un stylet etc. Prise de curiosité, je découvre avec lui sa technique, l'application, la manière d'utiliser etc. Et là on a passé une heure à parler de ça (rires) !! Le lendemain je suis allée l'acheter (rires). 
Et là j'ai commencé à abandonner petit à petit le papier à dessin pour la tablette. Je me suis concentrée dessus réellement, des fois ça me manque. Mais je vais te dire un truc, c'est qu'en général je suis une grande flemmarde (rires), et donc clairement la tablette c'est l'outil qui me convient le mieux. Plus besoin de passer des heures à chouchouter tes pinceaux, et nettoyer, etc. Là, je n'ai que ma tablette et mon stylet et c'est parfait, tu vois la fille nouvelle génération c'est trop moi (rires). En plus de ça, je peux dessiner partout où je veux. Je l’emmène toujours avec moi, et dés que je trouve un moment de libre, je dessine !

I : Quelle est ta spécialité?
M : Avec ma tablette en main, je savais pas trop par où commencer. Mon meilleur ami Youtube m'a vraiment beaucoup beaucoup aidé. J'ai commencé doucement avec des petites choses, ensuite les paysages, et j'ai appris à dessiner des petits personnages. et aujourd'hui je peux dire que ce sont les portraits.
 

I : À quel moment as-tu eu envie de mettre à ta disposition ta passion aux autres? 

M : Franchement... je ne sais pas c'est venu tout seul (rires). 
J'ai découvert tout ça en même temps que mon mariage, enfin c'est plutôt venu à moi on va dire ! 
Je voulais faire moi-même mes faire-parts numériques, pour moi c'était inconcevable que je demande à une tierce personne de nous faire un dessin, alors que j'avais tout en main pour le faire moi !! Et ça me tenait à coeur ! Pour te dire, j'ai même offert à nos invités des magnets avec mes dessins. 
Et quand l'une de mes amies à vu mon travail, elle m'a demandé si je pouvais réaliser un dessin similaire pour son couple, les représenter en dessin, parce qu'elle voulait l'offrir en cadeau à son copain. Et c'est vraiment parti de là je crois bien (rires) ! Elle avait adoré mon travail, et son avis m'a tellement boosté que je me suis dit pourquoi pas le proposer à d'autres...
Depuis de fil en aiguille, grâce aux bouches à oreilles, j'ai eu des demandes de portrait, pour des cadeaux mais aussi beaucoup pour les mariages, où les mariés se servent de mon dessin comme tableau de bienvenue à l’entrée de leurs réceptions.
Et ce qui est cool, c'est qu'aujourd'hui j'ai appris à m'adapter à la demande de mes clients, j'évolue avec eux, je me perfectionne avec eux. Le truc le plus fou aujourd'hui que j'ai fait c'est un dessin en 3D sur plexi avec plusieurs dimensions. 
 

I : Quel est le processus pour un réaliser un dessin? 

M : Avant de démarrer un dessin, je demande toujours à mes clients de m'envoyer des photos de qualité et les vêtements qu'ils souhaitent sur le dessins. Je m’explique : souvent les mariés adorent avoir sur leurs dessins, les vêtements qu'ils vont portés le jour J. 
En terme de technique de dessin, tout se joue sur les repères, sans ça tu peux être sure que je rate tout. Et après, c'est vraiment au feeling, je ne suis pas de trame toute faite, donc après les repères, je m'attaque aux contours et aux couleurs. Mais je passe beaucoup de temps sur les couleurs, les dégradés, les reflets, les ombres, ça donne tout de suite une dimension à un dessin plat, surtout avec les tenues traditionnels, les robes, il y a beaucoup de plis, et sans dégradés de couleurs, le rendu ne serait pas le même.
À chaque fois que je progresse sur le dessin, j'envoie au client et on modifie ensemble au fur et à mesure.
Mais je peux tout effacer, ça veut dire des heures de travails et recommencer parce que je n'en suis pas entièrement satisfaite. J'adore que mon dessin soit parfait jusqu'au moindre détails.

I : Peux-tu représenter n’importe quel photo?
M : Ça dépend de tellement de chose. Il faut essayer.
Mais je demande des photos nettes. Mais en réalité il y a beaucoup d'imaginations, parce qu'une personne peut me donner juste une photo de son visage, et je peux imaginer tout le reste : le corps, les vêtements, le lieu, etc. Ou assembler différentes photos aussi. 
Par exemple, j'avais un client qui m'avait demandé de réaliser un dessin avec son chien décédé : il a fallu donc une photo de lui, une photo de son chien, et la mise en scène je l'ai faite. Je trouvais ça trop impersonnel de dessiner les deux personnes côte à côte, j'ai décidé donc que ce serait plus sympa si la personne enlaçait son chien. Et le client a été ému en voyant son dessin.
Ce n'est pas qu'un dessin, c'est aussi mettre en avant une histoire à travers le dessin qui fait la différence. Et puis chaque photo à son histoire, c'est cool que je puisse représenter ça.
 
I : Peux-tu nous dire combien de temps en moyenne tu passes sur un dessin?
M : En moyenne entre 2 et 3 semaines.

I : Quel dessin préfères-tu dessiner en général?
M : Ça dépend de mon humeur, j'aime les paysages mais je les réalise pour moi.
Alors que les portraits, de savoir que ma passion puisse faire plaisir à une autre personne ça me booste. Donc pour répondre à ta question, je crois bien que ce sont les portraits et les mettre en scène. Par exemple, sur l'une de mes dernières demandes, je devais dessiner une lune, mais je voulais pas faire une lune juste blanche. J'ai donc appris à dessiner les détails de cette lune, les mettre en reliefs pour un meilleur rendu.
C'est cette sensation de progression, d'évoluer qui me fait du bien. Et puis aussi les avis de mes clients que je leur livre les dessins. C'est magique !
 
I : Qui est ton dessinateur préféré?
M : C'est une artiste anglaise : @schaya_artist
J'ai pris des cours chez elle, c'est elle qui m'a inspiré à faire des faire-parts numérique. J'adore ce qu'elle fait, je suis une vraie fan.

I : Où trouves-tu ton inspiration ?
M : Instagram vraiment. J'apprends beaucoup des autres artistes, surtout des artistes indiens. Et Pinterest aussi.

I : De quel dessin es-tu la plus fière?
M : Celui d'un couple d'amis à nous et mon couple, il est spécial pour moi. J'ai passé beaucoup de temps à le réaliser.
Et j'avais pas montré l'évolution du dessin à mon mari, c'était une surprise. 
Je lui ai montré seulement à la dernière minute, au moment des derniers préparatifs de notre mariage. Et il a adoré.

Mais ça été l'exercice le plus difficile, je n'arrivais pas à me dessiner. J'ai du recommencer je ne sais plus combien de fois (rires), je n'arrivais à avoir un oeil extérieur. Je me suis servi des avis des autres pour me guider.

I : Un dernier mot? 

M : Merci à Indiya pour cette interview.
Et vous pouvez me contacter sur Instagram en DM pour tous vos projets.


Retrouvez Monica Sivakumar sur Instagram : @_by.monica

Instagram post

Vos paramètres de cookies actuels empêchent l'affichage de contenu émanant de Instagram post. Cliquez sur “Accepter et afficher le contenu” pour afficher ce contenu et accepter la politique d'utilisation des cookies de Instagram post. Consultez la Politique de confidentialité de Instagram post pour plus d'informations. Vous pouvez retirer votre consentement à tout moment dans vos paramètres des cookies.

Accepter et afficher le contenu