Rencontre avec le passionné,
DJ Faraz

C'est dans le centre de Paris qu'on le rencontre. Connu sous le nom d'artiste DJ Faraz, il a commencé à mixer dès sa majorité. Aujourd'hui, il distille son mélange de genre Western–Bollywood, et met tout le monde d'accord lors de ces soirées. Son long CV est synonyme de rencontre avec des artistes en tout genre. Il nous raconte son parcours et sa passion : le DJing.

Indiya : Salut Faraz, est-ce que tu vas bien?
Faraz : Ca va super merci, je me sens très bien en pleine forme. Malgré le froid, on tient, tout est dans la tête (sourires).
 
I : Pourrais-tu te présenter et nous dire qui est DJ Faraz?
F : Je m'appelle Faraz Mohamed, j'ai 32 ans. Je suis née à Sarcelles, en région parisienne d'où mon influence pour la musique. Je suis d'origine indienne, du sud de l'Inde. Je suis actuellement DJ et entrepreneur dans la téléphonie.
 
I : Quel a été ton parcours ?

F : Pour en arrivée à la musique, j'ai dû commencer tôt. J'ai été inscrit par mon père à 10 ans au conservatoire de Sarcelles, donc j'ai commencé par le chant et ensuite par le synthétiseur, et petit à petit je me suis intéressé par ce qui se faisait à l'époque : le DJing. Je regardais beaucoup les vidéos et écoutais les mixtapes de DJ Poska, Cut Killer, ce qui m'a emmené dans les années 2000 vers David Guetta entre autres, et ça m'a donné envie de faire la même chose, faire la fête !!
La fête a été le leitmotiv de devenir DJ (rires) !!
I : Ah oui?
F : Oui parce que si tu veux, à l'époque il y avait pas vraiment de formation pour devenir DJ. C'était uniquement le fait d'apprendre en ayant l'oreille musicale. Aujourd'hui c'est un peu différent, parce que tu es plus assisté. Mais avant il fallait vraiment être débrouillard, et être autodidacte.
I : Quand on fait du conservatoire, on s'attend plutôt à un parcours musical classique tel que la guitare, piano, etc. Le DJing c'est étonnant.
F : C'est vrai, pour moi et aussi mon père, la musique était un loisir. Il voulait que je fasse quelque chose à côté de l'école. Et puis dans mon école on pouvait avoir des classes spécialisées, et j'avais pris option théâtre, donc j'étais déjà inspiré par le monde du spectacle. Et avant, le DJing n'était pas assimilé au spectacle. Donc moi, je voulais découvrir ça, l'explorait, un monde encore un peu inconnu, je voulais rentrer dans le spectacle, la fête, et ce que je voulais : faire danser les gens !!
I : La musique a toujours été quelque chose d'inné?
F : La musique oui, peut-être pas le Djing, mais la musique c'est sûr. Le fait d'avoir commencé tôt, à l'âge de 12 ans, j'ai quasiment toujours été dedans. Mon père adore le monde de la musique, je pense qu'il m'a transmis ça : il était fan de certains artistes indiens, et il aimait beaucoup le tabla. Mais dans ma famille, je suis le seul à avoir pris ce parcours-là, les autres sont beaucoup plus studieux (rires).

I : Et les études?
F : J'ai un master en commerce international. J'ai travaillé 7 ans en tant qu'ingénieur commercial chez Renault, et depuis deux ans j'ai arrêté pour ouvrir ma boîte dans la téléphonie. Je dirige une petite équipe, et ça se passe plutôt bien, on a des beaux contrats avec plusieurs entreprises, je suis content. Je t'avoue que l'on a eu une période un peu moins facile avec la crise sanitaire, mais l'activité reprend. 

I : Pourquoi avoir choisi le métier de DJ ?
F : La première fois que j'ai fait du DJing, c'était en 2007 et c'était à l'occasion d'un nouvel an à Nanterre. On n'était pas beaucoup rémunéré, mais le fait de voir déjà pleins de gens, toutes les générations confondues, c'était sympa. Et tu sais juste à côté, il y avait une autre soirée Bollywood. Par curiosité je me glisse dans la soirée (rires), il y avait plus de 1000 personnes. Ça me donnait trop envie, à ce moment-là je me disais : "j'aimerai trop faire la même chose" !! Et c'est parti de là en réalité, cette envie de vouloir faire danser les gens. En parallèle de ces soirées, j’ai toujours continué mes études en alternance.
I : Quand on te demande ce que tu fais dans la vie? c'est DJ instinctivement ou entrepreneur?
F : DJ (sourires), c'est DJ mon premier métier (rires). Et c'est surtout grâce à ça que j'ai réussi à faire plein de choses dans ma vie en fait. Ça m'a ouvert des portes, ça m'a financé mes études, j'ai pu voyager, et m'offrir de belles choses. Je suis reconnaissant.
I : Tu as toujours été indépendant?
F : Non j'ai commencé en bossant pour d'autres, j'ai travaillé pour des organisateurs. J'ai commencé à organiser des soirées par moi-même qu'en 2015.
I : C'est comment de bosser pour des organisateurs quand on est DJ?
F : On t'impose un genre musical, il y a des restrictions, parfois c'est frustrant, parfois non, parce qu'on a les mêmes goûts avec les patrons. Par exemple le dernier, m'avait dit, ne joue pas Jul (rires), et comme je ne suis pas forcément fan, ça allait... Mais dans l’ensemble on a quand même beaucoup de liberté.
I : J'ai cru comprendre que tu as un attachement particulier pour Marseille?
F : (Rires) oui c'est vrai !! Je suis fan de cette ville et de leur club de foot, l'OM !!!!
I : Tu es de Paris et tu défends Marseille, tu n'as pas peur (rires) !!
F : C’est héréditaire, mon père est un fervent supporteur de Marseille, il m'a transmis aussi cette partie de lui (rires). et du coup c'est rester... Et je descends deux fois par mois pour les matchs (rires).
Mais tu vois ce n'est pas pour ça, que je vais défendre les artistes de Marseille. J’aime certains artistes parisiens et plus particulièrement ceux de sarcelles c'est plus Doc Gyneco, Minister A.M.E.R, c'est pour ça que je te parlais de Sarcelles tout à l'heure, on a été bercé par ça étant plus jeune ! 

À Sarcelles, c'était la musique et le foot, tout ça aussi m'était transmis par mon entourage amicale.

I : Est-ce difficile de devenir Dj ?
F : Non parce que aujourd'hui c'est bien plus accessible qu'il y a 15 ans, il y a des formations, il y a YouTube, des tutos... Donc il n'y a pas tellement de difficultés. Par contre se faire une place dans un monde où il y a déjà pleins d'artistes, c'est plus compliqué. Après il y a toujours des solutions, c'est de communiquer sur les réseaux. Avant, c'était beaucoup au bouche-à-oreille, ou sinon à mon époque j'ai commencé avec Skyblog. En 2012, on a commencé à partager sur Facebook. J'ai eu la chance aussi de travailler avec des DJ qui m'ont permis de faire ma pub et de communiquer. J’ai également dû côtoyer des Dj de diverses cultures pour apprendre à leurs côtés. Des Dj plus expérimentés qui te donnent des conseils.
I : Et au sein de la communauté sud-asiatique?
F : Il y avait l’organisation Biriani Poulet en matière de soirées indiennes sur Paris qui était une référence. En matière de notoriété, ils étaient les premiers, ils pouvaient réunir à leurs soirées plus des centaines de personnes. C'était les premiers à faire des soirées à Paris dans des endroits chics comme Hardrock café, Montparnasse, etc. 

J'ai aussi réussi à me différencier, faire des choses que tout le monde ne fait pas : c'est le fait d'organiser des séminaires d'entreprises indiennes qui viennent en France. Je travaille par exemple pour Bajaj, Indian First Assurance, ou encore Tata, ce sont des grosses entités. Je m'occupe d'organiser leurs soirées de séminaires d'entreprise, je collabore ici avec d'autres prestataires. Souvent ce sont des journées d'entreprises, et fin de journées plutôt festives. Donc tu vois, il y a plein de choses à faire pour la communauté sud-asiatique qu'outre organiser des soirées, donc c'est sympa. Et puis après il y a les entreprises françaises aussi comme Decathlon, ça me permet déjà de me réinventer sans cesse, et ne pas qu'être bloqué pour la communauté sud- asiat'.
Aujourd'hui je propose mes services aussi pour les mariages. 


I : Selon toi, quelle est la plus grande difficulté dans le monde du DJing ?
F : C'est de durée dans le temps. On peut faire des phases éphémères, mais pour ce job il faut beaucoup de sérieux, beaucoup de travail, toujours se remettre en question, c'est-à-dire ne pas rester sur ses acquis. Moi ça été le cas, il y avait des périodes où je ne travaillais pas et ça se ressentait, j'avais des échos. Il faut accepter les critiques, il faut être fort pour les entendre. Ne pas avoir peur de décevoir les gens pour derrière les satisfaire. 

Et puis on en parle pas beaucoup, mais il y a la difficulté physique. Tu travailles de nuit, et puis surtout tu restes debout toute la soirée. C'est dur physiquement, tu vis en décaler en plus. Il faut être prêt à sacrifier des week- ends, donc des moments en famille, du temps pour toi, bref ce n'est pas facile. Il y a une année, c'était avant le covid, j'avais fait 52 prestas, 52 week-ends, où tu ne dors pas, et sur un an c'est énorme. Moi par exemple, je mettais 3 jours à récupérer, à peine tu en ressors que tu recalcules sur le nouvel évènement que tu dois préparer. 

I : J'imagine que lorsque tu organises un mariage c'est bien plus complexe, entre le moment où tu rencontres les mariés, le programme à préparer, et la soirée en elle-même!
F : Tout à fait, c'est bien plus complexe qu'une soirée où c'est souvent au feeling quand je n'ai pas de directives particulières. Les soirées c'est cool tu vois ! Alors que les mariages, il y a un gros travail en amont à faire. Comme tu dis il faut les rencontrer, je peux personnaliser la musique, je prépare à l'avance, en fait tout ce qui est prévisible. Et puis j'essaye au maximum de m'adapter à mes clients : si c'est jeunes, ou plus âgés. Pour te dire chaque client, j'essaye de les rencontrer 3 fois, environ 1h à 1h30 par rendez-vous. Lorsque l'on organise un mariage, le budget du DJ reste souvent un sujet de discorde, ce que je peux comprendre. Mais il y a tout un travail autour de ça. Et clairement une chose qui est primordiale dans un mariage réussi : c'est l'ambiance, la musique, les lumières, etc. Aujourd'hui je ne m'en cache pas, dans la communauté indienne et tamoule, je suis l’un des plus cher mais je l'assume totalement : il y a l'expérience, le travail et tu sais il y a le conseil aussi. Ça peut être par exemple l'emplacement des équipements dans la salle de réception, la programmation, et j'essaye aussi de prendre des initiative le jour J, pour faire baisser le stress de mes clients. 

I : Quels sont les différentes prestations que tu proposes ?
F : Je propose plusieurs prestations dans l’événementiel, les écrans LED, la sonorisation, l’éclairage, la fumée lourde, les artifices, les podiums. Le but c’est de proposer plusieurs choses à nos clients afin qu’ils puissent choisir selon leurs besoins. Ces prestations s’adressent aussi bien qu’aux professionnels qu’aux particuliers. 

I : Je te pose la question car aujourd'hui, on ne sait pas ce que tu proposes. Tu n'es pas présents sur les réseaux ou autres moyens de communications. Pourquoi?
F : Oui c'est vrai (rires), je ne suis pas du tout réseaux sociaux, ni Instagram, ni Snapchat.
J'ai un gros manque à ce niveau-là, j'y arrive pas (rires) c'est comme ça !! Pourtant j'ai une community manager pour ma boîte de téléphonie, mais pas pour la partie Djing. 

Je suis anti-réseaux sociaux, donc des fois ce sont les invités qui postent des vidéos (rires), que je reposte (rires). On me le reproche beaucoup que je ne partage pas la soirée du mariage en question.
Et en même temps, je reçois beaucoup de messages en DM, de demande de devis, d'infos, etc. 

I : Comment tes clients se projettent-ils, s'ils ne voient pas à quoi ressemble l'ambiance que tu proposes?
F : Dans ce cas, je les invite à des rendez-vous, je leurs explique ma manière de travailler, je leurs montre les vidéos que les caméramans m'envoient et que je garde précieusement (rires). Et après je leur donne un tarif, c'est rare que je donne un tarif précis par message. Les projets sont tellement différents à chaque fois que ça varie. Mais c'est vrai que je ne suis pas présent et même pour te dire des fois je me demande comment les 2000 followers sont arrivés (rires). C'est sûr que si j'avais commencé bien avant à être actif sur les réseaux, j'aurais eu une meilleure visibilité. Il y a quelque chose à faire je pense. On avait essayé de faire des trucs pendant le confinement, des lives avec DJ Anand, des genres de battle avec nos communautés. C'était bon enfant, hyper sympa, mais il faut du temps, il faut être beaucoup dans la création. 

Et je pense que j'ai duré dans le temps sans les réseaux sociaux, parce que j'ai toujours été professionnel. Je n'ai pas eu besoin de me mettre en avant, par exemple ma vie perso ou autres. Aujourd'hui personne ne sait si je suis marié, si j'ai des enfants, quel âge j'ai etc... Enfin l'âge maintenant, les gens vont le savoir grâce à toi (rires)!! Mais tu vois je suis resté focus sur mon travail. Et un DJ si tu ne l'as pas trop remarqué pendant la soirée c'est que c'est bon signe, si tu l'as remarqué ça sent pas bon. Donc j'ai toujours voulu être discret. 

I : Dans le cas des mariages, mais les soirées faut plutôt te mettre en avant?
F : Effectivement, les soirées c'est souvent de la folie. Tu vas rigoler mais je me suis déjà déguisé en policier indien (rires), j’ai fais le clown, je fais des mises en scène, c'est autre chose !! J'ai déjà mixé dans un stade de foot, où il y avait 2500 personnes à l’occasion du 14 juillet, mais pareil je ne l'ai jamais publié. Avec les lumières, on faisait chanter les gens, et j'étais en mode fun. 

I : Quel est ton style de musique favori ? Sur lequel préféres-tu mixer ? 

F : La Funk (rires) !!! Ouais la funk sans hésiter ! Je suis ouvert à tous les types de musiques mais la funk parce qu'il y a plein d'instruments, du rythme, des mouvements, ça m'a toujours transporté. Et paradoxalement c'est la musique la plus dure à mixer, parce qu'il faut bien se caler avec tous les instruments qu'il y a ! Les paroles, les voix j'aime vraiment bien, et ouais les voix qui ne sont pas trafiquées tu vois. Je trouve ça hyper dansant. Bien évidemment les musiques indiennes Bollywood et Kollywood, il y a tellement d’énergie. 

I : Tu te souviens de la première soirée où tu as joué? Tu nous racontes?
F : Je t'en ai parlé rapidement tout à l'heure mais je vais te raconter. Donc c'était pour le nouvel an 2007-2008 à Nanterre. On était avec un pote, et c'était notre vrai première soirée (rires), on se demandait comment on allait brancher les enceintes tu vois, comment on allait faire sortir le son, plein stress (rires). Je crois qu'il y avait même pas 100 personnes (rires) mais on voulait quand même le faire, on se rassurait mutuellement. Et on l'a quand même fait ! À la fin on s'est dit qu'on avait fait n'importe quoi, c'est vrai (rires), c'était n'importe quoi !! Mais les gens ils savaient même pas !!! Ils s'en foutaient, ils dansaient, ils s'amusaient, et c'est là tu te dis que le plus important c'est de rendre les gens heureux. Ils n'étaient pas du tout là pour critiquer, franchement c'était une bonne ambiance et un bon souvenir! 

I : As-tu une anecdote particulière à partager ?
F : Ouais, c'était en 2013, c'était l'un des moments les plus stressants : c'est quand j'ai mixé avec DJ Poska qui est une référence dans le monde du DJing , les des meilleurs DJ français. Maintenant il vit à New York.
J'en dormais pas depuis plus d'une semaine, je répétais tous les jours, mes sons, les classiques, etc. Quand on arrive en soirée, je lui dis écoute : "Je suis heureux d'être à tes côtés, tu es un champion dans le milieu, je suis un peu stressé, etc.", et il me répond "la soirée on va la faire à deux, et c'est toi qui vas plus mixer que moi et tu vas me faire kiffer!". Et du coup je l'ai fait danser, et c'était un kiffe !!! Tu fais danser DJ Poska, j'étais bien tu vois ! C'est l'une des plus belles rencontres que j'ai faite.
Après on en a faite plusieurs avec lui, mais quand j'étais petit, ces personnes-là étaient pour moi des gens par forcément accessibles !! 

I : Comment as-tu eu l'opportunité ?
F : DJ Poska est originaire de Noisy-le-Sec et le mec qui organisait la soirée, était dans cette ville, ils se connaissaient tous les deux. Et le thème de la soirée c'était Bolly R'n'b, DJ Poska c'était R'n'b et moi le côté Bolly. Et on a fait un mix des deux, c'était une super soirée. Mais ce que j'ai trouvé dommage, c'est que les Indiens ont plus dansés sur ma musique que la sienne parce que ce n'était pas adapté. Quand tu sais qui est DJ Poska, tu te dis c'est un privilège de l'avoir à ces soirées.
 
I : Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ?
F : Le social... ouais de participer au bonheur des gens (dans le cas du mariage), de mettre ma pierre à l'édifice, de participer au projet.
Et j'adore le challenge aussi !! Je pars du principe que quand on bosse pour l'argent principalement, on ne peut pas rendre les gens heureux. Donc l'argent au début je le mets de coté, je rends les autres heureux et après je me satisfais. 

Le top c'est quand des années plus tard, les gens te remercient encore. 

I : 3 artistes que tu voudrais partager ?
F : En premier je vais dire A.R. Rahman pour avoir bercé mon enfance avec ses musiques incroyables.
 En second, je dirai Kery James, j’aime beaucoup cet artiste qui rap avec des paroles engagées.
 Et enfin pour finir je dirai Aniruth, un jeune artiste indien bourré de talent. C’est un compositeur de la nouvelle génération qui fait réunir tous les tamouls sur une piste de danse.
 
I : Quelles sont les qualités indispensables pour faire ce métier ?
F : L'empathie, la patience, et la générosité.
Il faut savoir être à l'écoute des gens et s'adapter.
 
I : Comment te vois-tu dans 15 ans?
F : Dans l'avenir, je me verrais plus DJ.
I : Pourquoi?
F : Dans 15 ans, j'aurais environ 45 ans, et je sais pas physiquement faut suivre. et puis si je veux construire une vie de famille, ce n'est pas le genre de métier qui colle vraiment.
J'ai envie de rester dans le monde la musique, mais je ne sais pas encore comment, peut-être en arrière-plan. Pourquoi pas l'événementiel tout court ?!
I : Et la formation?
F : Oui je pourrais, c'est quelque chose auquel j'ai déjà pensé, de donner des cours et on m’a déjà sollicité pour ça. Mais il faut du temps et de la place pour un studio pour accueillir les gens. Mais why not ?
 
I : Des conseils pour une personne qui souhaiterait se lancer dans la profession ?
F : Prendre son temps, être avare de questions et d'apprendre, s'entrainer beaucoup, être à l'écoute des tendances, ne pas avoir peur, ne pas avoir peur de la critique et il faut surtout travailler la confiance en soi parce que quand on est en prestation devant pleins de personnes, il ne faut pas défiler. Moi perso, le théâtre m'avait beaucoup aidé là-dedans, je suis plutôt à l'aise au micro. Mais certains DJ me disent encore que des fois sur cette partie, ils ont du mal. Ce n'est pas facile mais ça se travaille !!
J'ai déjà pris des bides (rires), des fois les gens n'applaudissaient pas, mais je continuai.
Mais je le redis, le travail c'est très important ! Et puis pour durer, il faut être passionné de musique, quand on ne l'est pas ça se sent.

I : Un dernier mot pour nos lecteurs et lectrices?
F : J'aimerais m'adresser aux femmes, les inciter à se lancer dans le DJing !! Dans notre communauté il y en a pas, et je trouve ça dommage !
Beaucoup de femmes pratiquent la danse ou sont dans le monde du spectacle, mais à partir du moment où tu sais percevoir les rythmes, c'est un atout, et si en plus, elles aiment la musique, c'est gagné !! Faut se lancer, ça ne sera qu'un plus pour notre communauté.

J’aimerais également en profiter un bon nombre de personnes sans qui je n’aurais pu exercer cette passion tout d’abord ma famille pour le soutien sans failles, puis mes amis : DJ THARANI, SAYEED, DJ WAS, DJ LITTLE, KIMY KALL, DJ FRANKY, VIMO, DJ GJM, DJ POSKA, DJ ANAND, DJ AJAY, DJ MIDOU, DJ SHAM ... Merci !
 

Retrouvez Faraz sur son Instagram : @djfaraz_officiel

Crédit photo : @njenani_photography

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